Trump et l' »option militaire »

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Trump et l' »option militaire »

Ces grandes manœuvres militaires avaient été ordonnées dès la mi-août par le chef de l’Etat socialiste, en réponse à la déclaration de Donald Trump évoquant « une possible option militaire si nécessaire » au Venezuela. Nombre de pays d’Amérique latine avaient pourtant rejeté la perspective d’un recours à la force.

Vendredi 25 août, la Maison-Blanche a certes écarté toute action militaire à court terme. En revanche, déterminé à démontrer que les Etats-Unis ne resteraient pas immobiles face à la crise dans ce pays, le président Trump a signé un décret interdisant d’acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou par la compagnie pétrolière nationale PDVSA.

Riche en ressources pétrolières mais pauvre en liquidités, le pays, dont la dette est estimée à plus de 100 milliards de dollars, redoute le spectre d’un défaut de paiement. « Ces mesures ont été soigneusement calibrées pour priver la dictature Maduro d’une source cruciale de financement », a souligné la Maison-Blanche.

Nicolas Maduro a convoqué vendredi 25 août pour une réunion urgente les entreprises américaines qui achètent du pétrole au Venezuela afin d’analyser les sanctions imposées à Caracas. Le pays sud-américain vend en effet aux Etats-Unis 800.000 des 1,9 million de barils de sa production quotidienne.

Le grand poids politique et économique de l’armée

Les exercices militaires du week-end relèvent d’une « propagande » dont « Maduro a besoin », estime Rocio San Miguel, experte en questions militaires.

Le président en a besoin en interne, « pour élever le coût d’une quelconque trahison au sein de l’armée, une perspective qui inquiète les services de renseignements », et en externe, « pour réaffirmer le discours anti-impérialiste qui trouve un certain écho en Amérique latine », déclare-t-elle à l’AFP.

L’armée est le principal soutien du gouvernement vénézuélien, lequel lui a conféré un grand poids politique et économique.

Ces derniers mois, l’opposition vénézuélienne a appelé à plusieurs reprises l’armée à rejoindre sa cause. Mais à l’exception de quelques actions isolées, celle-ci est est jusqu’ici restée loyale à Nicolas Maduro.

Si l’armée est étroitement surveillée, les médias eux sont soumis à une censure de plus en plus stricte. Quarante-neuf médias ont été fermés par le gouvernement vénézuélien en 2017, a dénoncé samedi 26 août le principal syndicat de journalistes du pays, trois jours après la coupure du signal de deux grandes chaînes de télévision vénézuéliennes privées, RCN et Caracol.

Très critiqué, Nicolas Maduro est confronté depuis début avril à une violente vague de contestation qui a fait au moins 125 morts et des milliers d’arrestations.

L’opposition considère le président vénézuélien comme responsable de la grave crise économique que traverse le pays. Elle lui reproche également d’avoir fait élire une assemblée constituante « fantoche », fin juillet. Cet organisme s’est emparé des pouvoirs législatifs de l’assemblée nationale, la seule institution du pays contrôlée par l’opposition depuis la fin 2015.

(Avec AFP)

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