Le New York Times s’attaque, dans une tribune, au « macronisme ». (Yorgos Karahalis / POOL / AFP)! MĂȘme aux USA il ne fait plus recette!😁

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Le New York Times s’attaque, dans une tribune, au « macronisme ». (Yorgos Karahalis / POOL / AFP)

Dans une tribune publiĂ©e dans le « New York Times », un chercheur amĂ©ricain juge sĂ©vĂšrement les premiers mois de la prĂ©sidence Macron.

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Une tribune publiĂ©e vendredi 8 septembre, dans le prestigieux « New York Times« , Ă©trille les premiers mois de la prĂ©sidence Macron. A noter toutefois, il ne s’agit pas d’un texte engageant la rĂ©daction du quotidien. Sous une plume acide, Chris Bickerton, professeur Ă  l’universitĂ© de Cambridge pro-Brexitet spĂ©cialiste des questions europĂ©ennes, attribue la chute de popularitĂ© du prĂ©sident au « macronisme » : cette manie du chef de l’Etat de concentrer sa politique autour de sa petite personne.

Une critique qui visiblement passe mal. Au lendemain de sa publication, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner s’est emportĂ© contre l’universitaire, l’accusant d’ĂȘtre un soutien de Marine Le Pen. Il s’appuie sur un article co-Ă©crit par le chercheur et publiĂ© dans la revue amĂ©ricaine « Foreign Affairs » en 2016, qui… analyse tout au plus la politique et la stratĂ©gie menĂ©es par le Front national.

Cette critique sera reprise quelques minutes plus tard sur Twitter par l’Ă©quipe de soutien du prĂ©sident, la « Team Macron ».

Face Ă  ces attaques, le professeur a lui-mĂȘme rĂ©pondu sur Twitter, accusant la « Team Macron » de « diffamation ». Et d’ajouter : « Le vide du Macronisme vous oblige a traiter vos critiques de fascistes. PathĂ©tique ».

« Une politique centrĂ©e sur sa personne »

Dans cette tribune, Chris Bickerton reconnaĂźt toutefois que Emmanuel Macron a bien ƓuvrĂ© « pour une meilleure image de la France dans le monde ». Selon lui, le chef de l’Etat bĂ©nĂ©ficie toujours d’une certaine aura Ă  l’Ă©tranger, notamment parce qu’il a redonnĂ© un coup de jeune Ă  la diplomatie française « en tenant tĂȘte Ă  Donald Trump et Ă  Vladimir Poutine ».

Pour autant, « en France, c’est une autre histoire », souligne-t-il dans sa tribune au titre volontiers provocateur (« Emmanuel Macron sera encore un autre prĂ©sident français ratĂ© »). Tentant d’analyser la chute de popularitĂ© inĂ©dite du chef de l’État, l’universitaire explique d’abord qu' »il a remportĂ© le scrutin parce qu’il Ă©tait le candidat le moins mauvais ». Mais surtout, « la popularitĂ© de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental : le macronisme ».

« Tout le projet politique du prĂ©sident français s’est concentrĂ© sur sa propre personne, regrette-t-il. Une grande partie de son attrait provient de sa jeunesse, de son dynamisme, de son allure et de ses qualitĂ©s oratoires »

Et de poursuivre, toujours plus acerbe :

« Cette approche hyper-personnalisĂ©e a toujours prĂ©sentĂ© le risque qu’une fois le charme rompu, il ne reste plus rien, ce qui est exactement en train de se produire »

Le chercheur Ă©voque au passage l’Ă©pisode du CongrĂšs de Versailles et son impact sur les Français, « irritĂ©s par ses accents monarchiques ».

CongrĂšs de Versailles : « Macron tente de resacraliser la fonction prĂ©sidentielle »

« Une attitude arrogante »

« Son attitude arrogante Ă  l’Ă©gard du pouvoir a dĂ©truit l’image anti-establishment qu’Emmanuel Macron a cultivĂ©e durant sa campagne », estime-t-il Ă©galement. Outre son image et son style, Chris Bickerton s’attaque Ă©galement au projet politique de l’ancien banquier dont il estime que « le vide » est en train de se rĂ©vĂ©ler au grand jour.

S’appuyant notamment sur la rĂ©forme du Code du Travail, le chercheur dĂ©nonce « la politique Ă©conomique de M.Macron qui favorise les employeurs par rapport aux salariĂ©s et ébrĂšche ce qui reste de l’État-providence français ». L’universitaire rappelle enfin qu »en matiĂšre de lutte contre le chĂŽmage, les expĂ©riences d’autres pays montrent que des rĂ©sultats peuvent s’obtenir au prix de nouvelles inĂ©galitĂ©s », avant de citer l’exemple des « mini-emplois » rĂ©pandus en Allemagne.

Chris Bickerton mentionne Ă©galement l’exemple de la Grande-Bretagne, oĂč on observe « un niveau record d’embauches parallĂšlement Ă  la faible productivitĂ©, Ă  la stagnation des salaires et Ă  la prolifĂ©ration de contrats Ă  court terme. Est-ce ce futur que la France veut ? », s’alarme finalement le professeur.

L'ObsOh qu’il n’a pas du apprĂ©cier sa majestĂ© ! La preuve en est de tout de suite contre attaquer par un pseudo rapprochent de l’auteur avec le FN!

 

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