L’armée a vaincu l’insurrection conduite par Trump! Une analyse qui éclaire sur les changements décisionnels des USA !

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L’armée a vaincu l’insurrection conduite par Trump


Moon of Alabama
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Par Moon of Alabama – Le 18 septembre 2017

Trump était considéré comme le candidat à la présidence susceptible de mener une politique étrangère moins interventionniste. Cet espoir s’est évanoui. L’insurrection qui a amené Trump au sommet a été vaincue par une campagne de contre-insurrection dirigée par l’armée américaine (la première qu’elle réussit). L’armée a pris le contrôle du fonctionnement de la Maison-Blanche et elle prend maintenant le contrôle de sa politique.
Elle parfait l’instruction de Trump sur le mondialisme et sur le rôle « indispensable » qu’il faut y jouer. Trump ne se montrait pas assez coopératif, alors il a fallu le rééduquer:
Lorsqu’il était informé des nouveaux postes diplomatiques, militaires et de renseignement, le nouveau président mettait souvent en doute leur nécessité. Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, et le secrétaire d’État Rex Tillerson ont organisé la session du 20 juillet pour lui démontrer la nécessité de continuer à maintenir des avant-postes lointains, et ils ont utilisé dans ce but des cartes et des documents d’une manière qui plairait à l’homme d’affaires devenu politicien.
Trump a été conduit dans une pièce du sous-sol du Pentagone appelée « le Tank » et endoctriné par les généraux à quatre étoiles scintillantes qu’il admire depuis l’enfance :
Il s’agissait en fait d’un cours du type American Power 101 1, et l’étudiant était l’homme qui tenait les manettes du pays. Cela faisait partie de la formation d’un président qui est arrivé à la Maison-Blanche sans expérience de l’armée ni du gouvernement et qui a amené avec lui des conseillers profondément sceptiques sur ce qu’ils appellent la vision « globaliste » du monde. Une partie des conseillers de Trump ont uni discrètement leurs efforts depuis des mois pour contrer cette vision anti-mondialiste, et tenter depersuader le président de maintenir – sinon élargir – l’empreinte et l’influence américaines à l’étranger.
On a vendu à Trump la politique de l’Establishment qu’il méprisait au début. Aucune alternative ne lui a  été présentée.
Il est incontestable que les généraux détiennent maintenant le pouvoir à Washington. Ils ont pris le pouvoir au fil des décennies en parrainant Hollywood pour façonner la culture, en manipulant les médias grâce à des articles de journalistes « embarqués » 2 et en créant et maintenant leurs infrastructures dans le monde grâce au Corps des ingénieurs de l’armée. L’armée, grâce à la NSA et à son énorme budget, contrôle le flux d’information sur Internet. Jusqu’à récemment, l’armée dirigeait dans les coulisses. Les deux autres côtés du triangle du pouvoir, les dirigeants des grandes entreprises et les politiciens étaient plus visibles et plus importants. Mais lors des élections de 2016, l’armée a parié sur Trump et maintenant, après sa victoire inattendue, elle en récolte les fruits.
Trump, le candidat « Tout sauf Hillary » a été porté au pouvoir par une insurrection anti-establishment. Les figures principales de cette insurrection, Flynn, Bannon et les électeurs de MAGA l’ont conseillé pendant les premiers mois de son mandat. Une campagne médiatique intensive a été lancée contre eux et l’armée a pris le contrôle de la Maison Blanche. Les insurgés anti-establishment ont été renvoyés. Trump est réduit à tenir le rôle de figure publique d’une stratocratie 3 – une junte militaire qui respecte la loi pour la forme.
Stephen Kinzer parle d’un coup d’État militaire au ralenti :
« Le pouvoir ultime de façonner la politique étrangère et la politique de sécurité américaine est tombé aux mains de trois militaires […]
(…)
Être gouverné par les généraux semble le meilleur choix. Mais c’est une erreur.
(…)
Cela conduit à la distorsion des priorités nationales, les « besoins » militaires étant toujours considérés comme plus importants que ceux des ménages.
(…)
Ce n’est pas une grande surprise que Trump ait été ramené dans le courant mainstream de la politique étrangère ; il en a été de même pour le président Obama au début de sa présidence. Ce qui est plus grave, c’est que Trump a transféré une grande partie de son pouvoir aux généraux. Pire encore, beaucoup d’Américains trouvent cela rassurant. Ils sont si dégoûtés de la corruption et de la myopie de notre classe politique qu’ils se tournent vers les soldats comme alternative. C’est une tentation dangereuse. »
Le pays a succombé à cette tentation même pour les problèmes socio-économiques :
Après les violences raciales meurtrières de Charlottesville ce mois-ci, cinq des Chefs d’état-major inter-armé ont été salués comme des autorités morales pour avoir condamné la haine dans des termes moins équivoques que ne l’avait fait le commandant en chef.
(…)
En matière de politique sociale, les dirigeants militaires ont prôné la modération.
La junte est plus vaste que ses trois leaders bien connus :
Kelly, Mattis et McMaster ne sont pas les seules figures militaires qui servent à des niveaux élevés dans l’administration Trump. Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, le procureur général Jeff Sessions, le secrétaire à l’énergie Rick Perry et le secrétaire à l’Intérieur, Ryan Zinke, ont servi dans différentes branches de l’armée, et Trump a récemment choisi l’ancien général de l’Armée, Mark S. Inch, pour diriger le Bureau fédéral des prisons.
(…)
Le Conseil de sécurité nationale […] compte deux autres généraux parmi les cadres supérieurs.
 
Ce n’est plus un coup d’État en préparation. Le coup d’État a eu lieu, sans susciter beaucoup d’intérêt ni même d’inquiétude. Tout ce qui a de l’importance passe maintenant par la junte :
[Le chef d’état-major John] Kelly a lancé une nouvelle procédure dans laquelle seulement lui-même et une autre personne […] examineront tous les documents qui arrivent sur le Resolute desk 4(…)
Le nouveau système […] est conçu pour s’assurer que le président ne verra pas de document de politique extérieure, ni de note de politique intérieure, ni de rapport d’agence ni même d’article de journaux qu’ils n’auraient pas validés.
Pour contrôler Trump, la junte filtre les informations et élimine toute manière de voir différente :
Les membres du personnel qui s’y opposent [politique xyz 5 n’ont plus d’accès libre à Trump, et ses alliés de l’extérieur non plus […]. Kelly détient maintenant le contrôle réel de tout ce qui entre d’important dans le bureau ovale : les hommes et les écrits. Pour un homme aussi obsédé par sa propre image que Trump, un nouveau flux d’intrants peut faire toute la différence.
L’insurrection de Trump contre l’Establishment a été marquée par un processus d’information et de décision plutôt informel. Cela a été supprimé et remplacé :
Préoccupés par le fait que Trump allait mettre fin aux dépenses et aux politiques américaines actuelles (toujours axées principalement sur les priorités de la guerre froide), le personnel militaire de haut rang de l’administration Trump a lancé une contre-insurrection contre l’insurrection. (…)
Le général Kelly, chef d’état-major de Trump, a mis Trump au régime médiatique, il ne reçoit plus que des informations validées…
Bref, en contrôlant le flux d’information qui parvient à Trump depuis les réseaux et médias sociaux, les généraux ont brisé la boucle OODA de l’insurrection (observer, orienter, décider, agir). Privé de cette connexion, Trump répond comme une girouette aux besoins de l’Establishment (…).
Les membres de la junte dictent leurs politiques à Trump en lui laissant peu de choix. Ce qui leur paraît le mieux, lui sera présenté comme le seul possible. « Il n’y a pas d’alternative », répéteront-ils sans cesse à Trump.
Nous continuerons à mener une politique qui a échoué en Afghanistan et nous mènerons bientôt une politique militairement agressive contre l’Iran.
D’autres pays ont remarqué que le jeu a changé. Les véritables décisions sont prises par les généraux, qui ne tiennent aucun compte de Trump, désormais une simple figure de proue :
À quelqu’un qui lui demandait s’il prévoyait la guerre [avec la Corée du Nord], [l’ancien ministre de la Défense du Japon, Satoshi] Morimoto a répondu : « Je pense que Washington n’a pas décidé(…) Le décisionnaire ultime est [le Secrétaire de la Défense des États-Unis] M. Mattis… Ce n’est pas le président. »
Le changement climatique, les catastrophes locales et les problèmes d’infrastructure que cela crée aux États-Unis permettront à l’armée d’avoir de plus en plus d’influence sur l’élaboration de la politique nationale des États-Unis.
L’endoctrinement nationaliste, qui a déjà atteint un niveau anormal dans la société américaine, va encore augmenter. Le contrôle militaire s’étendra de plus en plus à des domaines qui ont toujours été des domaines exclusivement civils. (Voyez déjà la militarisation croissante de la police).
C’est le seul moyen de sauvegarder l’empire.
Il est peu probable que Trump soit en capacité de résister aux politiques qui lui sont imposées. Toute velléité de résistance sera brisée dans l’œuf. L’insurrection extérieure qui a permis son élection n’a plus personne pour l’incarner, elle va vraisemblablement se dissoudre. Le système a gagné.
Notes :
  1. On pourrait le traduire par « le Pouvoir américain pour les nuls » 
  2. Embedded en anglais 
  3.  Une stratocratie (du grec στρατός, stratós, « armée » et κράτος, krátos, « autorité », « pouvoir ») est une forme de gouvernement militaire dans lequel l’État et l’armée sont traditionnellement et constitutionnellement la même entité, et où les postes gouvernementaux sont toujours occupés par des officiers et chefs militaires. 
  4. Le Resolute desk est un grand bureau du XIXe siècle qui sert fréquemment de bureau aux présidents des États-Unis, à la Maison-Blanche dans le bureau ovale. Ce meuble est un cadeau de la reine Victoria au président américain Rutherford B. Hayes en 1880. 
  5. Décision secrète 

 

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6 comments

  1. Ce qui suit est une histoire fictive mais pas tant que cela….

    Première journée de Trump au bureau ovale après avoir été élu président

    Premier briefing de la CIA, Pentagone, FBI

    Trump : – « Nous devons détruire Daesh immédiatement. Aucun retard. »

    CIA : – « Nous ne pouvons pas faire ça, Monsieur. Nous les avons créés avec Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres. »

    Trump : – « Les démocrates les ont créés ? »

    CIA : – « Nous avons créé Daesh, Monsieur. Vous en avez besoin, sinon vous perdriez des fonds du lobby du gaz naturel. »

    Trump : – « Arrêtez de financer le Pakistan. Que l’Inde s’en occupe. »

    CIA : – « Nous ne pouvons pas faire ça. »

    Trump : – « Pourquoi ? »

    CIA : – « L’Inde va supprimer le Baloutchistan du Pakistan. »

    Trump : – « Je m’en fous. »

    CIA : – « L’Inde aura la paix au Cachemire. Ils cesseront d’acheter nos armes. Ils deviendront une superpuissance. Nous devons financer le Pakistan pour maintenir l’Inde occupée au Cachemire. »

    Trump : – «Mais vous devez détruire les talibans. »

    CIA : – «Monsieur, nous ne pouvons pas le faire. Nous avons créé les talibans pour garder la Russie en échec dans les années 80. Maintenant, ils gardent le Pakistan occupé et loin de leurs armes nucléaires. »

    Trump : – « Nous devons détruire les régimes de parrainage de la terreur au Moyen-Orient. Commençons avec les Saoudiens. »

    Pentagone : – «Monsieur, nous ne pouvons pas le faire. Nous avons créé ces régimes parce que nous voulions leur pétrole. Nous ne pouvons pas avoir de démocratie là-bas, sinon leur peuple obtiendra ce pétrole – et nous ne pouvons pas laisser leur peuple le posséder. »

    Trump : – « Alors, envahissons l’Iran. »

    Pentagone : – « Nous ne pouvons pas non plus le faire, Monsieur. »

    Trump : – « Pourquoi pas ? »

    CIA : – « Nous leur parlons, Monsieur. »

    Trump : – « Quoi ? Pourquoi ? »

    CIA : – « Nous voulons que récupérer nos Drones Stealth. Si nous les attaquons, la Russie nous effacera comme ils l’ont fait à notre ami Daesh en Syrie. En outre, nous avons besoin de l’Iran pour garder Israël en échec. »

    Trump : – « Alors, envahissons l’Irak à nouveau. »

    CIA : – «Monsieur, nos amis (Daesh) occupent déjà le 1/3 de l’Irak. »

    Trump : – « Pourquoi pas l’ensemble de l’Irak ? »

    CIA : – « Nous avons besoin que le gouvernement chiite d’Irak veille sur Daesh. »

    Trump : – « Je suis interdisant les musulmans d’entrer aux États-Unis. »

    FBI : – « Nous ne pouvons pas faire cela. »

    Trump : – « Pourquoi pas ? »

    FBI : – « Alors notre propre population deviendra sans peur. »

    Trump : – « J’expulse tous les immigrants illégaux vers le sud de la frontière. »

    Patrouille frontalière : – « Vous ne pouvez pas faire ça, Monsieur. »

    Trump : – « Pourquoi pas ? »

    Patrouille frontalière : – « S’ils partent, qui va construire le mur ? »

    Trump : – « J’interdis les visas H1B. »

    USCIS : – « Vous ne pouvez pas faire cela. »

    Trump : – « Pourquoi ? »

    Chef d’état-major : – « Si vous le faites, nous devrons externaliser les opérations de la Maison Blanche à Bangalore. Qui est en Inde. »

    Trump (Suant à profusion) : – « Que diable dois-je faire en tant que Président ??? »

    CIA : – « Profitez de la Maison Blanche, monsieur ! Nous nous chargeons du reste ! »

    Aimé par 1 personne

      1. De toutes façon, tous président américain doit être admis à plusieurs passage et faire serment d’allégeance à l’AIPAC.

        S’ils dévient d’un sourcil (Trump ou un autre), ils se font très vite rappeler à l’ordre et s’ils persistent… C’est une balle !

        C’est qu’il n’y a pas eu que John F. Kennedy !

        Puis la FED…. Le pouvoir est également entre leurs mains. Regardes chaque administrateur de la FED, tu y trouveras une certaine continuité dirons-nous.

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