Le nuage radioactif qui a survolĂ© l’Europe provenait bien de Russie! Mais tout va tres bien Mme la Marquise!đŸ€€đŸ€ąđŸ˜±đŸ’€

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NUCLÉAIRE

Le nuage radioactif qui a survolĂ© l’Europe provenait bien de Russie!!

L’agence de mĂ©tĂ©orologie russe Roshydromet a reconnu l’existence d’une pollution « extrĂȘmement Ă©levĂ©e » aux aĂ©rosols radioactifs sur son territoire, aprĂšs que la sociĂ©té Rosatom qui gĂšre le secteur du nuclĂ©aire a niĂ© l’existence de toute concentration anormale en ruthĂ©nium-106.

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Le nuage radioactif qui a survolé l'Europe provenait bien de Russie

Un dosimÚtre montre des radiations élevées. Image prise dans la ville de Pripyat, prÚs de Tchernobyl, en avril 2017.

©LUDEK PERINA/AP/SIPA

L’agence russe de mĂ©tĂ©orologie Roshydromet a reconnu lundi 20 novembre 2017 qu’une concentration « extrĂȘmement Ă©levĂ©e » de ruthĂ©nium-106 avait Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e fin septembre dans plusieurs rĂ©gions de Russie, confirmant les rapports de plusieurs rĂ©seaux europĂ©ens de surveillance de la radioactivitĂ©. Selon Roshydromet, la concentration la plus Ă©levĂ©e a Ă©tĂ© enregistrĂ©e par la station d’ArguaĂŻach, un village du sud de l’Oural situĂ© Ă  30 kilomĂštres du complexe nuclĂ©aire MaĂŻak, touchĂ© par un des pires accidents nuclĂ©aires de l’histoire en 1957 et servant aujourd’hui de site de retraitement de combustible nuclĂ©aire usĂ©. « Le radio-isotope Ru-106 a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© par les stations d’observation d’Argayash et de Novogorny » entre le 25 septembre et le 1er octobre, prĂ©cise l’agence russe dans un communiquĂ©, ajoutant qu’Ă  Argayash, « une pollution extrĂȘmement Ă©levĂ©e » de ruthĂ©nium-106 « excĂ©dant de 986 fois » les taux enregistrĂ©s le mois prĂ©cĂ©dent a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e. Ces deux stations sont situĂ©es dans le sud de l’Oural, prĂšs de la ville de TchĂ©liabinsk, proche de la frontiĂšre avec le Kazakhstan.

Localisation de Novogornyy et de Argayash, en Russie. ©Google Maps

L’agence russe prĂ©cise que le ruthĂ©nium-106 a ensuite Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe Ă  partir du 29 septembre « dans tous les pays europĂ©ens, Ă  partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe« .

Localisation du Tatarstan. ©Google Maps

Dans un communiquĂ©, Greenpeace Russie a appelĂ© Rosatom, la sociĂ©tĂ© d’État russe qui gĂšre l’activitĂ© de toutes les entreprises du secteur nuclĂ©aire en Russie, Ă  « mener une enquĂȘte approfondie et Ă  publier des donnĂ©es sur les Ă©vĂšnements arrivĂ©s Ă  MaĂŻak« . « Greenpeace va envoyer une lettre au parquet pour demander l’ouverture d’une enquĂȘte sur la dissimulation Ă©ventuelle d’un incident nuclĂ©aire« , ajoute ce communiquĂ© publiĂ© sur le site internet de l’association.

Mi-octobre, Rosatom avait assurĂ© dans un communiquĂ©citĂ© par les mĂ©dias russes que « dans les Ă©chantillons relevĂ©s du 25 septembre au 7 octobre, y compris dans le sud de l’Oural, aucune trace de ruthĂ©nium-106 n’a Ă©tĂ© dĂ©couvert Ă  part Ă  Saint-PĂ©tersbourg« , rejetant les conclusions des rĂ©seaux europĂ©ens de surveillance de la radioactivitĂ©. « La situation des radiations autour de tous les objets de l’industrie nuclĂ©aire de la FĂ©dĂ©ration de Russie est conforme Ă  la norme et correspond au rayonnement naturel« , affirmait le communiquĂ© officiel de Rosatom (plus disponible sur leur site). Fin septembre, plusieurs rĂ©seaux europĂ©ens de surveillance de la radioactivité avaient repĂ©rĂ© du ruthĂ©nium-106 dans l’atmosphĂšre. L’institut de radioprotection et de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire (IRSN) français avait ensuite indiquĂ©, aprĂšs une enquĂȘte, que « la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural« , sans ĂȘtre en mesure de prĂ©ciser la localisation exacte du point de rejet.

Carte de probabilitĂ© du lieu d’un rejet radioactif consĂ©cutif Ă  un accident nuclĂ©aire. ©IRSN

L’IRSN prĂ©cisait que la source de la pollution ne pouvait provenir d’un rĂ©acteur nuclĂ©aire, car d’autres Ă©lĂ©ments radioactifs auraient Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s et faisaient « l’hypothĂšse d’un rejet issu d’une installation » liĂ©e au cycle du combustible nuclĂ©aire ou de fabrication de sources radioactives. Le ruthĂ©nium-106 est un produit de fission issu de l’industrie nuclĂ©aire, par ailleurs utilisĂ© pour des traitements mĂ©dicaux. « Les niveaux de concentration dans l’air en ruthĂ©nium-106 qui ont Ă©tĂ© relevĂ©s en Europe et a fortiori en France sont sans consĂ©quence tant pour la santĂ© humaine que pour l’environnement« , a notĂ© l’IRSN. Depuis la catastrophe nuclĂ©aire de Tchernobyl en Ukraine soviĂ©tique, en 1986, qui avait contaminĂ© une bonne partie de l’Europe, les craintes de l’Occident sur la sĂ©curitĂ© des installations nuclĂ©aires soviĂ©tiques puis russes n’ont jamais Ă©tĂ© levĂ©es.

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