Le groupe Kering, de François-Henri Pinault, aurait soustrait 2,5 milliards d’euros d’impôts! Ou comment détourner la fiscalité au sein même de l’Europe. .en toute légalité semble t’il!Et pendant ce temps là, le petit peuple, lui, paie au prix fort! Achetez Gucci et Cie 😉,!

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Le groupe Kering, de François-Henri Pinault, aurait soustrait 2,5 milliards d’euros d’impôts

Kering est un groupe du luxe basé en France et spécialisé dans l’habillement et les accessoires. Les principales marques détenues par le groupe sont Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron, Bottega Veneta, Alexander McQueen, … Kering contrôle également les marques Puma et Volcom réunies dans son portefeuille Sport & Lifestyle. Kering est la deuxième entreprise mondiale dans le secteur du luxe après LVMH et devant le groupe suisse Richemont avec un chiffre d’affaires en 2017 de 15,5 milliard d’euros.

Le groupe est dirigé Par François-Henri Pinault depuis 2005 et fait partie du CAC 40.

Lepar – V.G. avec AFP|16 mars 2018
François-Henri Pinault, le PDG de Kering. Reuters/Benoît Tessier 

Dans une enquête publiée vendredi, le site d’information Mediapart affirme que le groupe dirigé par François-Henri Pinault aurait soustrait cette somme au fisc italien, français et britannique.

L’affaire est présentée par Mediapart comme « la plus grosse affaire d’évasion fiscale mise au jour pour une entreprise française ». D’après une enquête publiée vendredi par le site d’information, le groupe français de luxe Kering aurait soustrait depuis 2002 environ 2,5 milliards d’euros d’impôts, « pour l’essentiel au préjudice du fisc italien », mais aussi de la France et du Royaume-Uni.

Fleuron du groupe dirigé par François-Henri Pinault, la marque italienne Gucci fait l’objet d’une enquête de la justice italienne qui a mené des perquisitions dans les bureaux de la griffe à Florence et Milan en novembre dernier. Le parquet de Milan soupçonne Gucci d’avoir pendant plusieurs années déclaré en Suisse des activités menées en Italie, faisant échapper jusqu’à 1,3 milliard d’euros au fisc italien, selon un montant avancé par le quotidien La Stampa. Le tout grâce à un montage financier passant par le Luxembourg et les Pays-Bas.

« Ce chiffre n’est que la partie émergée de l’iceberg. Des documents confidentiels obtenus par Mediapart, et transmis au réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC), montrent qu’il ne s’agit pas seulement d’une affaire Gucci, mais d’une affaire Kering, plus colossale encore », affirme Mediapart. Le site d’information indique également avoir obtenu un document dans lequel « le procureur de Milan écrit que Kering a mis en œuvre un montage « occulte » pour évader l’impôt ».

Près de 3 milliards de profits en 2017

Après le rachat de Gucci en 1999, Kering aurait perpétué, un accord fiscal limitant à 8 % son taux d’imposition sur les sociétés et négocié avec le canton du Tessin. C’est là où se trouve LGI, société « concentrant les profits du groupe ».

« Kering a étendu le système conçu par le groupe italien à toutes ses marques de luxe (hors joaillerie), dont les françaises Balenciaga et Yves Saint Laurent. La maison Saint Laurent a éludé à elle seule le paiement d’environ 180 millions d’euros d’impôts en France », assure le média.

Comme le rappelle Mediapart, Yves Saint Laurent et Gucci connaissent pourtant depuis plusieurs années une très forte croissance. Et Kering, avec 15,48 milliards d’euros de recettes et un profit de 2,95 milliards d’euros l’an dernier, pourrait largement payer ses impôts.

Une vingtaine de cadres de Gucci « transférés fictivement »

Contacté par l’AFP vendredi soir, le groupe ne commente pas le montant avancé par Mediapart, mais indique dans un communiqué qu’il « a mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales dans les pays où il est présent ». Kering indique que sa société suisse LGI « est un « hub » stratégique majeur notamment pour la distribution et la logistique centralisées des marques de Kering », qu’il a été « créé en Suisse dans les années 1990 » et qu’« il emploie aujourd’hui plus de 600 salariés ».

« Chacune des sociétés du groupe implantées en Suisse exerce une activité économique effective. A ce titre, le groupe s’acquitte en Suisse des impôts dus, en conformité avec la loi et le statut fiscal de la société. Ce modèle d’exploitation est connu des autorités fiscales françaises et des autres autorités fiscales compétentes », affirme Kering. Mediapart assure également que, « afin de tenter de justifier qu’il paye ses impôts en Suisse, Kering n’a pas hésité à transférer fictivement une vingtaine de cadres de Gucci dans le pays, alors même qu’ils travaillaient en réalité en Italie ».

Le site d’information cite aussi les noms de « deux sociétés boîtes aux lettres » qui « opèrent le montage », « Kering Holland et sa filiale Kering Luxembourg », et qui selon ses informations « rapatrient les énormes bénéfices engrangés par sa tirelire suisse ». De son côté, le groupe de luxe affirme que, « en ce qui concerne les sociétés Kering Holland NV et Kering Luxembourg SA, leur existence ne procure pas d’avantage fiscal au groupe Kering ».

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