Maladie de Lyme: empoignade en France et nouvelles recommandations en Grande-Bretagne! Un protocole national politique plus que scientifique ?

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Maladie de Lyme: empoignade en France et nouvelles recommandations en Grande-Bretagne

Smileus/istock

QUESTION D’ACTU

CONTROVERSE FRANÇAISE

Alors que le protocole national de diagnostic et de soin (PNDS) de la maladie de Lyme devrait bientôt être validé par la HAS, un protocole que la société savante des spécialistes des maladies infectieuses se pose la question de ne pas signer, les nouvelles recommandations anglaises viennent de paraître. Un peu de recul européen ne fera de mal à personne.

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Depuis plusieurs années, l’autorité des experts est remise en cause par les malades, et c’est particulièrement le cas pour la maladie de Lyme où on en est au stade des plaintes en justice.

A l’origine de ces plaintes, la volonté des malades de contester les tests diagnostiques en vigueurs (ELISA et Western-Blot ou immunoblot), tests qui selon eux ne diagnostiqueraient pas la maladie chez certains malades, ainsi que la demande de traitements antibiotiques prolongés chez les malades qui souffriraient d’une forme « chronique » de la maladie.

Les tests diagnostiques contestés par les malades

Les tests ELISA et immunoblot sont en vigueur en France depuis le consensus de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) de 2006 et il faut bien dire que ce sont les tests les plus étudiés au plan scientifique, ainsi que les tests recommandés également dans les autres pays développés.

Un business s’est développé autour d’autres tests avec la promotion de différentes méthodes « alternatives » par des acteurs plus ou moins légitimes. Divers groupes de pressions prônent l’utilisation de tests, plus sensibles, mais aussi beaucoup moins spécifiques, avec l’espoir d’augmenter le nombre de malades « validés ».

De ce point de vue, le nouveau protocole de soin, d’après ce qui s ‘écrit ici ou là, ne supprimerait pas les tests mais ne les rendrait plus indispensables au diagnostic. Un argument discutable, sauf en cas d’érythème chronique où ils ne sont pas positifs.

Le traitement antibiotique prolongé demandé par les malades

Autre point de conflit avec les spécialistes des maladies infectieuses, la reconnaissance de la « maladie de Lyme chronique », les médecins préférant parler de « syndrome chronique post-Lyme ». Il s’agit des malades avérés qui ont reçu un traitement antibiotique mais chez lesquels des douleurs et des symptômes non spécifiques mais chroniques.

Ces douleurs, fatigue et autres symptômes aspécifiques peuvent être secondaires à un syndrome d’activation immunitaire, qui survient parfois après une infection bactérienne ou virale et est connu de longue date. Mais différents lobbyistes cherchent à promouvoir le concept de persistance de la bactérie dans le corps, et donc de nécessité du traitement antibiotique prolongé.

Ceci est fait à travers quelques publications dans des revues scientifiques de 2ème ordre et dont les résultats seraient largement critiqués par d’autres spécialistes. Les « preuves » invoquées seraient de même nature que celles qui avaient été mises en avant pour expliquer la théorie infectieuse de la polyarthrite rhumatoïde il y a 30 ans !

Un protocole national politique plus que scientifique ?

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