Comment la réforme de l’audiovisuel public pourrait bouleverser le PAF? Et pourquoi surtout? M’étonnerait que ce soit très « culturel »! Ça sent la privatisation progressive des chaînes publiques au profit de qui? Bolloré est majoritaire au CSA, ne l’oublions pas!

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03/06/2018 18:19 CEST | Actualisé 04/06/2018 05:13 CEST

Comment la réforme de l’audiovisuel public pourrait bouleverser le PAF

France 3, France 4, France Ô, France Bleu et Le Mouv’ pourraient être sérieusement impactées par les décisions annoncées lundi par Françoise Nyssen.

AFP
Comment la réforme de l’audiovisuel public voulue par Emmanuel Macron et Françoise Nyssen pourrait bouleverser le paysage.

TÉLÉVISION – « On ne doit pas avoir de tabou », a prévenu Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, à propos de la réforme de l’audiovisuel public. Il ne serait donc pas étonnant que dans les décisions annoncées ce lundi 4 juin par la ministre de la Culture Françoise Nyssen, certaines fassent largement polémique.

« L’audiovisuel public sera-t-il la prochaine ZAD ? », s’est déjà interrogé la CGT de France Télévisions après avoir découvert les pistes apparues dans la presse depuis plusieurs mois. Ce n’est pas tant la possible réforme du mode de nomination des dirigeants qui a entraîné cette réaction. Ce sont surtout les évolutions attendues sur les chaines de télévision et les stations de radio qui pourraient déclencher le plus de protestation.

Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron était clair à ce sujet. « Nous renforcerons le secteur public de l’audiovisuel pour qu’il réponde aux attentes de tous les Français et accélère sa transformation numérique, en concentrant les moyens sur des chaînes moins nombreuses mais pleinement dédiées à leur mission de service public », envisageait-il.

France Ô et France 4 en sursis

Au sujet de la réduction du nombre de chaînes, France 4 et France Ô ont été souvent évoquées. La disparition de la chaîne des outre-mer apparaissait dans un document de travail du ministère de la Culture révélé par Le Monde à l’automne. Elle restait d’actualité il y a quelques jours selon L’Opinion qui évoquait un redéploiement des effectifs vers le réseau « 1ère » qui diffuse dans les territoires ultramarins, et la diffusion de certains contenus sur France 3.

Quant à France 4, sa diffusion à la télévision semble condamnée ce qui libérerait un canal TNT que Franceinfo serait ravi de récupérer pour être diffusée avant ses rivaux BFMTV et CNews.

Deux options subsistent toutefois: une fusion entre France 4 et France 5 pour garder une partie des programmes en direction de la jeunesse (surtout dans le domaine de l’animation), avec le risque de dérouter les téléspectateurs de « C dans l’air » et « C à vous », ou un redéploiement total sur Internet. Cela permettrait au gouvernement de « créer un champion numérique », expression utilisée récemment dans L’Opinion par Gabriel Attal, le monsieur audiovisuel public du groupe LREM. Cette migration pourrait également concerner Le Mouv, l’une des stations musicales du groupe.

L’exécutif qui prend souvent exemple sur ce qui se fait outre-Manche est en effet tenté de réserver à France 4 le même traitement que celui administré à BBC Three en 2016. Cela avait alors permis d’économiser 60 millions d’euros; si la somme serait moindre dans l’Hexagone (le gouvernement espère pourtant économiser plusieurs centaines de millions), une belle somme pourrait tout de même être trouvée ici pour financer d’autres priorités.

Une fusion télé-radio pour les régions?

Un autre axe de la réforme devrait concerner la représentation des territoires. Avec une question: comment est-il possible de tirer le meilleur des réseaux de France 3 (télévision) et France Bleu (radio)? « Il faut plus de synergies », estime Gabriel Attal.

Début mai, Le JDD évoquait des journaux co-réalisés le matin dans huit régions dès la rentrée de septembre ainsi que des programmes communs « sur l’emploi et les services de proximité, notamment ».

De quoi renforcer l’inquiétude des syndicats qui doutent de la faisabilité de cette mesure. « L’objectif est bien évidemment de réaliser des économies d’échelle conséquentes en fusionnant les équipes », dénonce plus largement la CGT. Ce « rapprochement » était bien évoquée par le document de travail révélé à l’automne et il fait partie des propositions formulées durant l’hiver par les dirigeants du secteur.

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