La vérité est ailleurs

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a été auditionné ce matin pendant plus de deux heures par la commission des lois de l’Assemblée nationale, rassemblée en commission d’enquête. Il a répondu aux questions des députés, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron. Ça pue le scandale d’État au plus haut niveau ! A suivre le « Macrongate « !?

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Revivez les auditions de Collomb et de Delpuech devant la commisssion parlementaire

Le ministre de l’intérieur puis le préfet de police de Paris ont été entendus par les députés pour déterminer leurs responsabilités présumées dans l’affaire Benalla.

LES FAITS

LE LIVE

Le Monde 
Nous suspendons ici ce live dédié aux auditions de la commission des lois de l’Assemblée nationale autour de l’affaire Benalla. Il reprendra demain après-midi, à l’occasion des questions de l’Assemblée et du Sénat au gouvernement – sauf si de nouveaux développements se présentent entre-temps.
Merci à tous de votre lecture et de votre participation. Bonne soirée !
Le Monde 
Le point sur les principaux développements de la journée :
  • Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a été auditionné ce matin pendant plus de deux heures par la commission des lois de l’Assemblée nationale, rassemblée en commission d’enquête. Il a répondu aux questions des députés, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron.
  • Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a ensuite été auditionné dans l’après-midi. Il a conclu son discours introductif en expliquant que ces faits étaient « le résultat de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinage malsain ». Interrogé sur cette dernière formule, Michel Delpuech a engagé la responsabilité de l’Elysée. « La relation quotidienne de proximité et de confiance entre la préfecture de police et les services de l’Elysée est une nécessité. Quand on bascule dans un lieu de proximité à une relation qui perd de sa pureté, on prend des risques, c’est ce que j’ai voulu évoquer par cette expression. »
  • Les propos des deux hommes sont entrés, concernant certains éléments, en contradiction : quand M. Collomb a déclaré n’avoir été mis au courant de l’existence de la vidéo mettant en cause M. Benalla que le 2 mai en début d’après-midi, M. Delpuech assure avoir été en contact avec le ministère de l’intérieur peu après 10 heures, le matin même, et se serait vu répondre que les services de M. Collomb étaient déjà au courant de l’affaire.
  • Après cette première journée d’auditions, plusieurs députés de l’opposition demandent que le président de la République, Emmanuel Macron, soit à son tour auditionné devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Le flou subsiste quant à la constitutionnalité de la convocation d’un président de la République devant les parlementaires, ce qui n’est jamais arrivé sous la Ve République.
Le Monde 

Au Sénat, les sept premières interventions des questions au gouvernement, mardi, porteront sur l’affaire Benalla

 

Les sept présidents de groupe du Sénat poseront chacun une question sur l’affaire Benalla, mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, a indiqué lundi à l’AFP le président du groupe socialiste, Patrick Kanner.

 

« Chaque président de groupe va poser une question. Les sept premières questions seront réservées à l’affaire », a-t-il assuré, après une réunion des présidents de groupe autour de Gérard Larcher, le président du Sénat.

 

M. Kanner entend notamment demander si « pour protéger quelqu’un, il faut mettre en péril les institutions de la Ve République ».

 

« On ne demande pas de tête, la question est comment on en est arrivé là (…). Manifestement la sanction était inadaptée par rapport à l’importance de l’affaire », a expliqué M. Kanner, pour qui, dans ce feuilleton, « tout remonte vers l’Elysée ».

 

Les questions au gouvernement du Sénat, prévues à 16 h 45, seront précédées par celles de l’Assemblée nationale, à 15 heures.

Le Monde 
Les députés d’opposition demandent l’audition d’Emmanuel Macron
Après les auditions menées par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, députés de droite et de gauche exigent une réaction de la présidence de la République :
« La seule personne qu’il faudrait auditionner et qu’on ne peut pas auditionner, bien sûr, c’est le président de la République », a commenté Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit de l’Essonne – le flou subsiste autour du droit constitutionnel d’un président à se présenter devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui n’est jamais arrivé au cours de la Ve République.
« On a passé deux heures et demie d’enfumage, de contournement, de non-réponses à nos questions. C’est indigne du point de vue du rôle que cette commission devait jouer, a dénoncé Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, à la sortie de l’audition de M. Collomb. On doit auditionner le président de la République », a-t-il ajouté.
« Rien n’empêche dans la Constitution de la V République, à une commission d’enquête parlementaire de convoquer le président de la République. La vérité aujourd’hui commande de le faire », a plaidé de son côté Benoît Hamon.
La députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, a elle aussi renvoyé le besoin d’explications sur le palais de l’Elysée, rappelant la responsabilité pointée sur la présidence de la République par les deux auditionnés de la commission d’enquête parlementaire.
Le Monde 

Les auditions du Senat seront elles elles aussi publiques et retransmises a la television?

-Joseph

Bonjour,
Oui, les auditions seront publiques, et retransmises.
Le Monde 

Pouvez apporter plus de précisions sur les allégations entendues ce matin à la radio, concernant un éventuel grade de lieutenant colonel attribué à Mr BENALLA ?

-Biidibul

Bonjour,
Comme nous vous l’expliquons dans ce papier, Alexandre Benalla « est engagé dans la réserve opérationnelle depuis 2009. Il n’a pas été employé depuis 2015 », précise le document. « En 2017, il a été radié à sa demande de la réserve opérationnelle, et a été intégré comme spécialiste expert pour apporter un éclairage sur la fonction protection. »
Ce statut « ne permet pas d’être employé en dehors de son domaine de compétence, et exclut toute mission opérationnelle », souligne la gendarmerie. Le grade de lieutenant-colonel d’Alexandre Benalla « lui a été conféré au titre de son niveau d’expertise et pour le seul exercice de sa mission »« Il n’a jamais été employé par la gendarmerie nationale dans ce cadre », selon cette note.
Le Monde 

Bonjour,Que dit l’article 73 du code pénal invoqué par la défense de M. Benalla ?

-Seij

Bonjour Seij,
L’article 73 stipule que « dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. »
Cette disposition permet de ne pas limiter le droit d’interpellation aux seules force de l’ordre – et donc de laisser la possibilité à un citoyen, où à un agent de sécurité privée, d’appréhender quelqu’un en urgence, sans en subir les conséquences (notamment si l’intervention a été violente).
Il faut cependant bien noter que plusieurs éléments restreignent ce droit : le flagrant délit de l’infraction, sa gravité – elle doit être passible d’une peine d’emprisonnement – et la remise de la personne interpellée aux forces de l’ordre. Il est également recommandé de se munir de preuves de l’infraction commise pour justifier la nécessité de l’interpellation.
L’enquête en cours sur les agissements de M. Benalla le 1er Mai devrait s’intéresser à ces éléments : ses avocats expliquent dans le communiqué que son intervention découlait « des agissements de deux individus particulièrement virulents », sans donner plus de précisions.
Le Monde 
Ce qu’il faut retenir le l’audition de Michel Delpuech

Affaire Benalla : ce qu’il faut retenir de l’audition du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, à l’Assemblée

Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Le Monde 

Qui a autorisé Benalla a être « observateur » le 1er mai ?

-Pilipili

Bonjour Pilipili,
On en sait un peu plus à l’issue de cette journée d’audition. Selon Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, c’est le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, qui a donné l’autorisation à Alexandre Benalla d’assister à la manifestation du 1er mai.
L’homme est déjà mis en examen pour avoir participé à la transmission d’éléments de vidéosurveillance à Alexandre Benalla le soir du 18 juillet. Selon Michel Delpuech, Laurent Simonin a agi sans en référer à sa hiérarchie. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, affirmait déjà qu’« Alexandre Benalla avait obtenu l’autorisation non pas par le préfet, mais par quelqu’un placé plus bas dans la hiérarchie ».
Le Monde 

Affaire Benalla : quelles sont les autres auditions à venir ?

Le directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris sera auditionné lundi à 21 heures par la commission des lois de l’Assemblée nationale.

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