Les relations entre Alexandre Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain « étaient exécrables », soulignent les syndicats.Des milices privées, barbouzes au sein des services de protection présidentielle ? Il semblerait !

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Affaire Benalla : les syndicats policiers dénoncent « la confusion des rôles »

Alexandre Benalla et Emmanuel Macron. ((PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP))

Les relations entre Alexandre Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain « étaient exécrables », soulignent les syndicats.

Par L’Obs

L’affaire Benalla bouscule jusque dans les rangs des syndicats policiers. Depuis les révélations du « Monde », ces derniers ont dénoncé « la confusion des rôles, l’ambiguïté des fonctions » de l’ex-collaborateur du chef de l’Etat et décrit les « relations exécrables » qu’il pouvait entretenir avec les forces de l’ordre.

Auditionné mardi dernier, le président du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), Olivier Boisteaux, avait expliqué devant les sénateurs :

« La confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de M. Benalla, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qu’il pouvait donner à nos collègues. »Et de s’interroger :

« Est-ce qu’il y a une défiance de la présidence de la République à l’égard des gens qui sont chargés de la sécurité du président de la République ? »« Il venait très souvent sur les services d’ordre, pour des debriefings. Les cadres de la Préfecture de Police le connaissaient comme une autorité », a assuré de son côté David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

« Il se comportait comme un cador »

« Tout commissaire que vous êtes : c’est le conseiller du président de la République… », a-t-il ajouté.Selon Fabien Vanhemelryck, secrétaire général adjoint du syndicat de gardiens de la paix, Alliance, les relations entre Alexandre Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain « étaient exécrables ».

« Il se comportait comme un cador. Il a été vu sur plusieurs opérations, plusieurs debriefings et plusieurs voyages présidentiels », a souligné le secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), Jean-Marc Bailleul.Au retour des Bleus, après leur victoire en finale de la Coupe du Monde, à Roissy lundi, Alexandre Benalla aurait eu un comportement « autoritaire et déplacé » avec les gendarmes mais aussi les fonctionnaires de la police aux frontières, a abondé David Le Bars.

Un comportement que l’on peut constater sur une vidéo prise lors de l’arrivée des Bleus lundi 16 juillet à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Dans un communiqué publié mardi dernier, le syndicat Unsa-Police dénonce une « dérive autoritaire » d’Alexandre Benalla qui accuse les forces de police « d’avoir pris des selfies avec les joueurs sauf que aucun policier en tenue n’était présent hormis la direction de la PAF Roissy [Police aux frontières]« .

« Il allait jusqu’à l’insulte »

Lors de son audition, le secrétaire général d’Unité-SGP, Yves Lefebvre, a affirmé qu’Alexandre Benalla « faisait régner la terreur au sein du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) ». « Il allait jusqu’à l’insulte à l’égard des gradés et gardiens de la paix. » Selon le syndicaliste, des personnels privés avaient également été employés pour s’occuper de la sécurité présidentielle.

« Il semblerait manifestement qu’au sein du Groupe de sécurité de la police de la République (GSPR), nous avions un groupe de personnels hors police et hors gendarmerie, […] qui étaient des civils, des privés », a ainsi indiqué le syndicaliste lors de son audition.

« J’emploie le terme de barbouzes, car ces gens-là n’ont aucune habilitation, ce ne sont ni plus ni moins que des vigiles, qui étaient employés manifestement par monsieur Benalla, dans le cadre de la protection de la présidence de la République ». Face à ces informations, le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, a fait savoir que ces déclarations, « si elles étaient avérées » seraient « gravissimes ». Auditionné par la commission des lois du Sénat à ce sujet, Gérard Collomb avait assuré, dans l’après-midi, qu’à sa « connaissance, il n’y a aucun vigile qui travaille au service du GSPR ».

M. C. (Avec AFP)

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2 comments

  1. Le monsieur là, Banana, il pouvait pas plaire à tout le monde. En plus, il avait la plus grosse banane rien que pour lui (on ne rit pas, MONSIEUR le président lui-même!). Alors la jalousie, l’envie, ont fait que la marmite de petits pois s’est mise à chanter! « Il se comportait comme un cador » disent les uns, « Il allait jusqu’à l’insulte » disent les autres, mais on sait nous que, ouains, Banana s’épuisait effectivement a la tâche. Alors, entre de devoir plaire à tout le monde (ce qui n’est pas possible on s’entend) et de satisfaire le petit chimpanzé (si Macron avait les oreilles du prince Charles, on n’en douterait même pas 😉 ) , alors, le fameux Banana, là, il a décidé de se positionner, il a décidé de se soumettre…
    C’est ce qu’on nomme la position du missionnaire. Comme on dit par chez nous, les carottes sont cuites, l’heure H (ou l’heure d’application de la fameuse crème éponyme), et tous ce genre de choses. 😀 :-/

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