Les nanoparticules seraient encore plus nocives que ce que l’on pensait Déjà suspectées d’effets délétères sur l’être humain, les nanoparticules pourraient s’avérer bien plus dangereuses. Associées à d’autres substances toxiques, elles formeraient en effet un puissant cocktail, particulièrement toxique pour les cellules.

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Les nanoparticules seraient encore plus nocives que ce que l'on pensait

Les nanoparticules seraient encore plus nocives que ce que l’on pensait

Déjà suspectées d’effets délétères sur l’être humain, les nanoparticules pourraient s’avérer bien plus dangereuses. Associées à d’autres substances toxiques, elles formeraient en effet un puissant cocktail, particulièrement toxique pour les cellules.

Elles sont partout autour de nous : dans les cosmétiques, certains médicaments, et même cachées dans l’alimentation. Et pourtant, elles demeurent invisibles. Et pour cause, les nanoparticules ne dépassent pas 100 nanomètres de diamètre. Une taille réduite qui leur permet ainsi de s’insinuer jusqu’au plus profond de notre organisme.

Inhalés, avalés ou entrés via les pores de la peau, ces minuscules éléments sont depuis quelques années suspectés de provoquer divers effets sur la santé humaine : réactions pulmonaires inflammatoires, obstruction réversible des voies aériennes ou encore troubles cardiovasculaires. Mais depuis peu, c’est une conséquence plus pernicieuse encore qui préoccupe les chercheurs : la cytotoxicité de certaines nanoparticules, de potentiels poisons pour les cellules de notre organisme.

Des scientifiques danois se sont ainsi récemment penchés sur la question, à l’occasion d’une étude qui vient d’être publiée dans la revue Nanotoxicology. Au cours de leurs travaux, les chercheurs se sont intéressés aux effets sur les cellules d’un type précis de nanoparticule : le nano-argent.

La mort de cellules immortelles

C’est donc à cette substance qu’ont été exposées in-vitro des cellules de foie dites « Hep G2 », une lignée immortelle ; couramment utilisée dans la recherche en biologie cellulaire pour étudier la toxicité hépatique de certains composés.

Immortelle, certes, mais pas en présence de nano-argent. L’exposition à ces nanoparticules a en effet provoqué la mort de près de 25% des cellules Hep G2. Une part importante, certes, mais qui n’est rien face aux résultats obtenus en associant le nano-argent avec une autre substance toxique : les ions cadmium.

Ces atomes chargés sont abondants sur Terre, et donc dans notre environnement. Seuls, ils n’ont fait mourir que 12% des cellules hépatiques utilisées au cours des expériences. Liées aux nanoparticules d’argent, en revanche, c’est à un taux de létalité record que les deux éléments ont conduit : 72% des cellules Hep G2 ont été tuées. Une hécatombe qui révèle les méfaits insoupçonnés des nanoparticules lorsqu’elles pénètrent l’organisme liées avec une autre substance toxique.

De l’importance de l’effet cocktail

« Cette étude montre que nous ne devrions pas observer des nanoparticules isolées quand nous examinons et traitons des effets qu’elles peuvent avoir sur notre santé. Nous devons prendre en compte les effets cocktail », avance le professeur Frank Kjeldsen, auteur principal des travaux et chercheur au département de biochimie et de biologie moléculaire de l’Université du Danemark du Sud.

À l’occasion de travaux antérieurs, le scientifique danois avait déjà pointé du doigt les effets délétères des nanoparticules métalliques sur les cellules. Une étude qu’il a dirigée démontre notamment que le nano-argent provoque la formation de radicaux libres, des fragments de molécules capables de provoquer un stress oxydatif et qui contribuent donc au vieillissement cellulaire. Un processus à l’origine de nombreuses pathologies : troubles neurologiques – tels que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson -, ou encore cancers.

Pour le chercheur, des substances à bannir

Forts de résultats plus alarmants les uns que les autres, le spécialiste danois appelle désormais à une plus grande prudence vis à vis de ces minuscules particules aux effets pourtant considérables : « Des produits [contenant] des nanoparticules sont mis au point et fabriqués chaque jour », relèveFrank Kjeldsen.

« Mais dans la plupart des pays, il n’existe pas de réglementation, il n’y a donc aucun moyen de connaître quels [types] et combien de nanoparticules sont libérées dans l’environnement. À mon avis, il faudrait y mettre fin », conclut-ils. Partout dans nos vies, les nanoparticules les mettent pourtant en péril, et ce peut-être bien plus encore que ce que l’on avait pu imaginer.

• Benoît Crépin
Et pourtant, des pseudos chercheurs en cherchent sans cesse de nouvelles applications :
ET C’EST BIEN LOIN DE S’ARRÊTER !
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