Gérald Darmanin, ministre de la république irréprochable à la « biographie » plus que répréhensible, accusé de viols et autres harcèlements, mais à l’insu de son plein gré forcement, selon la pseudo justice !

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Gérald Darmanin
Illustration.
Gérald Darmanin en 2013.
Fonctions
Ministre de l’Action et des Comptes publics
En fonction depuis le 
(1 an, 6 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Christian Eckert (Budget)
Annick Girardin (Fonction publique)
Jean-Vincent Placé(Réforme de l’État)
Conseiller régional des Hauts-de-France
En fonction depuis le 
(2 ans, 10 mois et 20 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Xavier Bertrand
Vice-président du conseil régional
des Hauts-de-France
[N 1]
 – 
(1 an, 4 mois et 13 jours)
Président Xavier Bertrand
Maire de Tourcoing
 – 
(3 ans, 5 mois et 5 jours)
Prédécesseur Michel-François Delannoy
Successeur Didier Droart
Député français
 – 
(3 ans, 7 mois et 8 jours)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 10e du Nord
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Christian Vanneste
Successeur Vincent Ledoux
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais
 – 
(4 ans et 4 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Daniel Percheron
Biographie
Nom de naissance Gérald Moussa Darmanin
Date de naissance  (36 ans)
Lieu de naissance Valenciennes (Nord)
Nationalité française
Parti politique RPR (1998-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2017)
LREM (depuis 2017)
Diplômé de Sciences Po Lille
Profession Juriste

Gérald Darmanin, né le  à Valenciennes, est un homme politique français.

Membre du parti Les Républicains, il est élu député en 2012 et maire de Tourcoing en 2014. En 2016, après être devenu vice-président du conseil régional des Hauts-de-France, il démissionne de l’Assemblée nationale pour cause de cumul des mandats.

Il est nommé ministre de l’Action et des Comptes publics dans le gouvernement Édouard Philippe, le . Il adhère à La République en marchequelques mois plus tard, après avoir été exclu des Républicains.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Gérald Moussa Darmanin[1] naît le  à Valenciennes (Nord)[2].

Il est le fils de Gérard Darmanin, tenancier de bar à Valenciennes, et d’Annie Ouakid, femme de ménage[1]ou concierge[N 2] à la Banque de France. Son grand-père paternel est un Juif maltais[3],[4],[5]. Son grand-père maternel, Moussa Ouakid, a été tirailleur algérien[1].

Études et formationModifier

Diplômé de Sciences Po Lillepromotion Albert Camus(2007), il a effectué ses études secondaires au lycée des Francs-Bourgeois, un établissement privé catholique du 4e arrondissement de Paris[6].

Vie privéeModifier

Gérald Darmanin est en 2017 divorcé et sans enfant[7].

Carrière politiqueModifier

Débuts en politiqueModifier

Gérald Darmanin commence à militer et prend sa carte au Rassemblement pour la République (RPR) à 16 ans[8],[9]. Il est d’abord proche de Jacques Toubon[10], dont il devient l’assistant parlementaire au Parlement européen au cours de son année d’étude à l’étranger[8]. Il intègre la direction des Jeunes du RPR[10]. Avec la création de l’Union pour un mouvement populaire(UMP), dont il est particulièrement critique, il est, comme la plupart des anciens dirigeants des Jeunes du RPR, évincé de la direction des Jeunes populaires au profit des Jeunes libéraux en 2003[10].

Gérald Darmanin rejoint Christian Vanneste après sa condamnation en première instance pour ses propos sur l’homosexualité[10]. Pour Jean-Baptiste Forray, Darmanin suit Vanneste dans « la zone grise à la lisière de la droite et de l’extrême droite »[11]. En 2005, il lui succède comme délégué de l’UMP dans la dixième circonscription du Nord[10]. D’après l’universitaire Anne-Sophie Petitfils, il « procède à un travail de sélection implicite des adhérents les plus attachés à la personne du député » et, près de deux ans avant le premier tour des élections législatives de 2007, met en œuvre une stratégie qui « s’apparente à une forme de néo-clientélisme », consistant à « offrir des biens divisibles et [à] proposer des interventions personnelles à ses électeurs »[10]. Selon la journaliste du Canard enchaîné Anne-Sophie Mercier, Darmanin adopte une position catholique traditionaliste « tendance intégriste » et une position homophobe[12].

Directeur de campagne de Christian Vanneste pour les élections législatives de 2007 et les municipales de 2008, élu conseiller municipal en 2008, il préside le groupe UMP et apparentés au conseil municipal de Tourcoing depuis le retrait de ce dernier. Au national, il est conseiller aux affaires juridiques au sein de l’UMP auprès de Xavier Bertrand alors secrétaire général du parti[13]. Il collabore en 2008 au mensuel Politique magazine, organe de presse d’extrême droite inspiré de Charles Maurras, lié à l’action française et au mouvement Restauration nationale[14].

Il a été le chef de cabinet de David Douillet au secrétariat d’État chargé des Français de l’étranger, puis au ministère des Sports avant d’être nommé directeur de cabinet[15] le 13 avril 2012.

Il est élu conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en mars 2010.

DéputéModifier

Il est élu député de la dixième circonscription du Nord le 17 juin 2012, il crée le lobby Cadets-Bourbons[16]. Lors de la séance d’élection du président de l’Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2012, il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France. Il est l’un des députés UMP à voter contre le Pacte budgétaire européen, en octobre 2012. Le , il appelle la ministre des Sports Valérie Fourneyron à « interdire le port du voile sur les terrains de football de notre pays » en réponse à la décision prise la veille par la Fifa[17]. Il soutient la candidature de Xavier Bertrand pour la présidence de l’UMP lors du congrès d’automne 2012 dont il est le coordinateur, avant de se rallier à François Fillon[18].

Après l’appel lancé par des associations de parents à retirer les enfants de l’école pour protester contre l’introduction de contenus inspirés de la « théorie » du genre, il déclare : « La théorie du genre est absurdité absolue. Il faut s’y opposer totalement[19] ».

En mars 2014, il se présente aux élections municipales à Tourcoing. Gérald Darmanin est élu avec 45,61 % des voix au second tour de l’élection, devant la liste conduite par le maire sortant Michel-François Delannoy, faisant ainsi passer la mairie de Tourcoing à droite. Ayant rétabli l’accès automobile au centre-ville, il déclare alors: « La voiture en soi n’est pas polluante » [20].

En mai 2014, touché par le plafonnement des indemnités à cause de ses mandats de député du Nord, de Vice-Président de la MEL (72,5% de l’IB. 1022), de Président des Syndicats MixtesSMALIM et SMIRT notamment, Gérald Darmanin annonce vouloir renoncer « au cumul des indemnités » et à ses 3 100 euros d’indemnités comme maire de Tourcoing[21]. Les adjoints au Maire acceptent également une réduction de 5 % de leurs indemnités[22].

En septembre 2014, il devient porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozycandidat à la présidence de l’UMP. Le , il est nommé, par le nouveau président de l’UMPSarkozy, secrétaire général adjoint aux élections[23].

Il est directeur de campagne de Xavier Bertrand pour les élections régionales de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie[24]. Après sa victoire, en situation de cumul de mandats[25], il démissionne de son poste de député[26]. Il est élu vice-président du conseil régional des Hauts-de-France, chargé des transports, des infrastructures de transport, des relations internationales, des transfrontaliers, du tourisme et de la communication.

Critiquant « l’entourage » et la « méthode » de Nicolas Sarkozy, il annonce peu après qu’il quitte la direction nationale des Républicains et donc son poste de secrétaire général adjoint[27]. Cependant, quelques mois plus tard, il lui apporte son soutien pour la primaire française de la droite et du centre de 2016[28]. Le 29 août, il est nommé coordinateur de campagne. Le 29 novembre, après la victoire de Fillon, il est nommé secrétaire général adjoint des Républicains, en tandem avec Annie Genevard[29].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l’affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR Fillon à l’élection présidentielle[30] avant de démissionner de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains deux jours plus tard[31],[32].

Ministre de l’Action et des Comptes publicsModifier

Le 17 mai 2017, il est nommé ministre de l’Action et des Comptes publics au sein du gouvernement d’Édouard PhilippeBernard Accoyer annonce alors qu’il ne fait plus partie des Républicains[33]. Cependant, François Baroin annonce dès le lendemain qu’il n’est pas formellement exclu du parti[34].

Ce même jour se déroule la Journée mondiale contre l’homophobie, ce qui conduit Anne Hidalgoà rappeler l’opposition de Gérald Darmanin au mariage homosexuel, qu’il disait refuser de célébrer en tant que maire. L’intéressé répond qu’il est hors de question pour lui de remettre en cause la loi de la République[35]. En 2017, il déclare également regretter un tweet de 2013 où il affirmait qu’il « ne célébrera[it] pas personnellement de mariages entre 2 hommes et 2 femmes »[36].

Selon la règle tacite édictée par l’Élysée, un ministre doit démissionner de son mandat de maire dans le mois qui suit sa nomination[37],[38]. Il annonce le  qu’il quittera son poste de maire le [39], ce qu’il fait. Cependant, il reste conseiller municipal de Tourcoing.

Il est exclu des Républicains le 31 octobre 2017, avec le ministre Sébastien Lecornu et les députés Franck Riester et Thierry Solère[40]. Le , il adhère à La République en marche[41].

En 2018, il porte la réforme du prélèvement de l’impôt à la source, initiée sous le quinquennat précédent mais qui doit entrer en vigueur début 2019.

Controverses et affaires judiciairesModifier

Accusation de menace, chantage et abus de pouvoirModifier

En juin 2017, le député Daniel Fasquelle (LR) porte plainte contre Gérald Darmanin pour « menace », « chantage » et « abus de pouvoir ». Il affirme que le ministre, en réponse à des critiques, lui aurait envoyé un SMS dans lequel il menacerait de rendre publiques des demandes d’interventions fiscales que le député lui aurait transmises[42]. La plainte est classée sans suite quelques mois plus tard pour absence d’infraction[43].

Accusation de violModifier

Gérald Darmanin fait l’objet d’une plainte pour viol de Sophie Patterson-Spatz, âgée de 46 ans[44], en mai 2017, à laquelle il réagit par le dépôt d’une plainte pour dénonciation calomnieuse. Cette plainte de viol est classée sans suite deux mois plus tard en raison de l’absence de réponse de la plaignante aux convocations des enquêteurs. Conseillée par la militante féministe Caroline de Haas, Sophie Spatz dépose une nouvelle plainte en janvier 2018 et accepte cette fois-ci d’être entendue[45]. Elle accuse Gérald Darmanin de l’avoir contrainte à une relation sexuelle en 2009, alors qu’il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP, en échange d’une intervention auprès de la garde des Sceaux de l’époque, Rachida Dati, pour faire effacer de son casier judiciaire une condamnation en 2004 à 10 mois de prison avec sursis et 15 000 euros de dommages et intérêts pour « chantage, appels malveillants et menace de crime »[46]. Selon Sophie Patterson-Spatz, après un dîner, ils se rendent dans un club libertinLes Chandelles, puis dans une chambre d’hôtel où, devant les avances de son hôte, « elle avait dû finir par s’y plier ». L’avocate de la plaignante considère que les faits peuvent être qualifiés de viol « par surprise » sur la base de l’article 222-23 du code pénal[47],[48].

Après l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire, Gérald Darmanin garde la confiance du gouvernement[49]. Ses avocats ne nient pas la relation sexuelle mais considèrent qu’elle ne peut être qualifiée de viol. D’après le journal Marianne, l’étude des SMS envoyés par la plaignante montrent que le rapport sexuel est « manifestement lié à la promesse de voir son dossier défendu auprès de la ministre ». Des faits qui pourraient être qualifiés de trafic d’influence et d’abus de faiblesse, mais désormais couverts par la prescription[50].

Le 16 février 2018, le parquet de Paris classe l’affaire au terme d’une enquête préliminaire qui n’a pas permis « d’établir l’absence de consentement »[51]. Sophie Patterson-Spatz dépose le 28 février une plainte avec constitution de partie civile pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. Mais un juge d’instruction parisien estime en août 2018 qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une nouvelle enquête dans cette même affaire et prononce un non-lieu définitif, expliquant que « le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise »[52].

Accusation d’abus de faiblesseModifier

En février 2018, il fait l’objet d’une plainte pour abus de faiblesse, déposée par une habitante de Tourcoing qui accuse Gérald Darmanin de « demandes à caractère sexuel » en échange d’un nouveau logement en 2015-2016[53],[54]. Il annonce vouloir porter plainte pour dénonciation calomnieuse[55]. Le parquet de Paris classe sans suite l’enquête préliminaire en mai 2018[56].

Cumul des mandats et des indemnitésModifier

Dès novembre 2017, L’Obs révèle que Gérald Darmanin continue de cumuler ses mandats de conseiller régional et de vice-président de la Métropole européenne de Lille avec sa fonction ministérielle. Auparavant, il avait déclaré être « pour le cumul des mandats. En revanche […] contre le cumul des indemnités »[57].

Sur sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique déposée après sa nomination au gouvernement, il déclare cumuler ses indemnités de maire, de vice-président puis de conseiller régional des Hauts-de-France, de vice-président de la MEL et, depuis mai 2017, de ministre, mais également de 28 sièges au sein d’organismes publics ou privés ou de sociétés en tant que représentant d’une collectivité locale[58].

Selon René Dosière, la loi ne permet toutefois pas aux ministres de percevoir « plus d’une demi fois le montant de l’indemnité parlementaire », soit 2 799,89 euros bruts par mois, en plus de la rémunération de ministre de 9 940 euros[57]. Gérald Darmanin dépasserait donc le plafond légal autorisé, mais a indiqué ne pas être au courant de cette règle[57].

En septembre 2018, le site d’information Médiacités révèle que près d’an après sa nomination comme ministre, Gérald Darmanin est toujours premier adjoint au maire de Tourcoing, vice-président de la MEL et conseiller régional, mais qu’il a abandonné la plupart de ses autres casquettes[59]. Le site relève également ses absences et indique notamment que la région Hauts-de-France lui verse 100 % de son indemnité alors qu’il n’est présent qu’à 20 % des séances[59].

OuvrageModifier

  • Chroniques de l’ancien monde, éditions de l’Observatoire, 2017.

Détail des mandats et fonctionsModifier

Fonction ministérielleModifier

Mandat nationalModifier

Mandats locauxModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1.  Délégué aux transports, aux infrastructures de transport, aux relations internationales et transfrontalières, au tourisme et à la communication.
  2.  Selon la journaliste du Canard enchaîné, Anne-Sophie Mercier, il présente faussement sa mère comme ayant été femme de ménage, alors qu’elle était en réalité concierge à la Banque de France (cf. Le Canard enchaîné, numéro du 19 juillet 2017, « Le bébé rageur », page 7).

RéférencesModifier

  1. ↑ a b et c Saïd Mahrane, « Gouvernement : l’incroyable destin de Gérald Darmanin », Le Point,‎  (lire en ligne)
  2.  François Miguet, « Les Petits Secrets de Gérald Darmanin », Capitalno 311,‎ p. 32-34.
  3.  Charlotte Rotman, « Gérald Darmanin, premier de la classe populaire », Libération,‎  (lire en ligne).
  4.  « UMP : la parole est aux militants », Le Parisien,‎  (lire en ligne).
  5.  « Le méritocrate du Nord : Gérald Darmanin », Valeurs actuelles,‎  (lire en ligne).
  6.  « Qui est Gérald Darmanin, le protégé de Nicolas Sarkozy ? » (consulté le 6 mars 2015)
  7.  « Sans enfant et divorcé : qui est le ministre Gérald Darmanin ? », Planet,‎  (lire en ligne)
  8. ↑ a et b Sylvain Chazot, « 5 choses que vous ignoriez sur l’UMP Gérald Darmanin (et que vous auriez préféré ne jamais savoir) », sur Le Lab (consulté le 18 mai 2017).
  9.  https://www.ouest-france.fr/europe/france/budget-qui-est-gerald-darmanin-ministre-de-l-action-et-des-comptes-publics-5272547
  10. ↑ a b c d e et f Anne-Sophie Petitfils, « Mobilisations et luttes internes autour des questions homosexuelles à l’UMP : l’« affaire Vanneste » », Politixvol. 4, no 92,‎ p. 99-124 (lire en ligne)
  11.  La République des Apparatchiks. Enquête sur les meilleurs agents du système. Jean-Baptiste Forray Fayard, 31 mai 2017
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